21 % des vidéos que YouTube vous recommande sont générées par IA. Et c’est une chance pour votre marque

Une étude de l’entreprise Kapwing a passé au crible 15 000 des chaînes YouTube les plus populaires en 2026. Sur un compte tout neuf, 104 des 500 premières vidéos recommandées, soit environ une sur cinq, étaient de l’« IA slop » : des vidéos fabriquées par intelligence artificielle, sans intention éditoriale, conçues pour générer des vues. Un tiers de plus relevait du « brainrot », ce contenu répétitif et vide qui tourne en boucle. Autrement dit, plus de la moitié de ce que YouTube pousse à un nouvel utilisateur ne cherche pas à dire quelque chose. Juste à prendre du temps de cerveau.
À qui profite le slop ?
Ces chaînes cumulent 63 milliards de vues, 221 millions d’abonnés et environ 90 millions de livres de revenus par an, selon l’étude. La plus regardée, une chaîne indienne, a dépassé les 2 milliards de vues à elle seule. Le calcul est froid : produire à la chaîne, à coût quasi nul, du contenu calibré pour l’algorithme, et encaisser la publicité. Meta, de son côté, teste des personnages générés par IA qui interagissent comme de vrais utilisateurs, pour regonfler un engagement organique en berne.
La logique n’est jamais de mieux informer ou de mieux divertir. Elle est de remplir le tuyau au coût le plus bas pendant que la valeur remonte vers les plateformes. À qui ça profite, donc : à ceux qui possèdent l’algorithme et vendent l’espace publicitaire. Pas au public, qui reçoit du vide. Pas non plus aux créateurs qui font un vrai travail et se retrouvent noyés.
Le revers de la médaille est une bonne nouvelle pour vous
Quand un flux se remplit de faux, le vrai reprend de la valeur. C’est mécanique. 46 % des internautes se disent mal à l’aise avec les influenceurs virtuels. Et 59 % des auditeurs de podcast jugent un animateur en chair et en os plus digne de confiance qu’un influenceur. Dans un océan de contenu synthétique, un visage réel, une voix identifiable et un point de vue assumé deviennent un signal de qualité rare.
L’authenticité n’est plus un supplément d’âme qu’on ajoute pour faire joli. C’est un avantage concurrentiel, et il est mesurable. Précisons-le honnêtement : le problème n’est pas l’IA en soi, qui reste un outil utile quand elle sert une intention. Le problème, c’est le contenu produit en masse sans rien à dire, uniquement pour nourrir la machine.
Ce que ça change concrètement pour votre communication
- Montrez de vraies personnes : vos équipes, vos clients, vous. Un contenu incarné se distingue immédiatement d’un montage automatique.
- Assumez un point de vue. L’IA produit du consensus tiède ; une marque qui dit quelque chose de précis se remarque.
- Privilégiez le tournage réel : coulisses, gestes de métier, lieux. Ce sont exactement les images qu’une IA ne sait pas fabriquer de façon crédible.
- Soyez transparent sur qui fait quoi. Dater et créditer devient un argument de confiance.
Chez Résotto Lab, on ne produit pas du contenu pour nourrir un algorithme. On produit des images et des podcasts qui portent votre voix, avec de vrais gens et un vrai regard. C’était déjà notre parti pris. C’est en train de devenir, tout simplement, un choix stratégique.