Regelegorila : comment un passionné du cinéma est devenu un média (et ce que ça apprend aux marques de niche)

Il y a dix ans, la critique de cinéma appartenait aux pages culture des grands journaux et à quelques émissions de fin de soirée. Aujourd’hui, un des noms qui comptent le plus auprès du public francophone n’est pas un titre de presse, c’est une chaîne YouTube. Riad Ben Mechlia, alias Regelegorila, dépasse les 300 000 abonnés en parlant de films et de séries, avec un ton bien à lui. Son parcours dit quelque chose d’utile à toute entreprise qui hésite à prendre la parole sur son sujet.
D’une passion à un métier
Regelegorila n’a pas commencé avec un studio ni un plan média. Il a commencé avec une passion sincère et une caméra, puis il a professionnalisé sa création au fil des années. Sa force n’est pas d’avoir raison sur tout, c’est d’être identifiable. On sait ce qu’on vient chercher chez lui : un avis tranché, assumé, qui donne envie de réagir. Lui-même se décrit moins comme un critique classique que comme une porte d’entrée vers le cinéma.
Pour une marque, la leçon est directe. Tu n’as pas besoin de plaire à tout le monde. Tu as besoin d’être reconnaissable par les gens que tu veux vraiment toucher. Un point de vue clair vaut mieux qu’un discours lisse que personne ne retient.
La vraie recette : la confiance, pas l’audience
On regarde souvent le nombre d’abonnés. Ce n’est pas le plus intéressant. Ce qui fait tenir une chaîne comme la sienne, c’est la confiance. Quand son public le suit, c’est parce qu’il croit à l’honnêteté de ses avis, même quand ils dérangent. Cette confiance se construit lentement, épisode après épisode, et elle ne s’achète pas.
C’est exactement le terrain d’une marque de niche. Tu n’es peut-être pas connu du grand public, mais tu peux devenir la référence de ton secteur : l’artisan qui explique vraiment son métier, le cabinet qui décrypte sa spécialité, le commerce qui raconte ses coulisses. Un podcast ou une chaîne bien tenue transforme une expertise en média. Et un média, ça crée un lien que la publicité classique n’obtient jamais.
Le revers, et pourquoi il compte
Soyons honnêtes, parce que la méthode a un revers. Pour exister dans le flux, beaucoup de créateurs, Regelegorila compris, jouent la carte de la négativité dans les miniatures et les titres, parfois du clivage volontaire pour déclencher la réaction. C’est efficace à court terme. C’est aussi une pente qui pousse à surjouer, à taper toujours plus fort pour nourrir l’algorithme, au risque d’appauvrir le propos.
Une marque n’a pas à suivre cette pente. On peut avoir un avis fort sans mépris, être clivant sur les idées sans chercher la bagarre pour la bagarre. La ligne à tenir est simple : capter l’attention par la valeur de ce qu’on dit, pas par la provocation vide. C’est moins facile, c’est plus durable, et c’est ce qui distingue un média qu’on respecte d’un compte qu’on scrolle.
Ce que ça veut dire concrètement pour vous
Si vous dirigez une entreprise, retenez trois choses de ce cas :
Assumez un point de vue. Le contenu neutre ne marque personne. Votre expérience du terrain est votre matière première, servez vous en.
Visez la confiance avant le volume. Mille personnes qui vous font confiance sur votre sujet valent bien plus que dix mille vues sans lendemain.
Tenez la distance. Un média se construit dans la régularité, pas dans le coup d’éclat. C’est un travail, et c’est là que se joue la vraie différence.
Devenir le média de sa niche, c’est précisément ce que permet un podcast de marque bien pensé. Chez Résotto Lab, à Rouen, c’est le travail qu’on fait avec les entreprises : transformer une expertise en contenu qu’on écoute et qu’on partage, du concept à la diffusion. Si vous voulez explorer ce que ça donnerait pour votre secteur, parlons de votre projet.